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MacaPar Lionel Jean-Marie · 25 juin 2026 · 5 min de lecture

Maca et rhumes hivernaux : aucun essai sur les infections

Aucun essai clinique n'évalue la maca pour prévenir ou traiter les infections respiratoires. Gonzales 2016 mesure la fatigue, pas les rhumes.

La maca est-elle utile contre les rhumes et infections hivernales ? Ce que les données permettent de dire sur son rôle s

Non, et rien ne permet de l'affirmer : aucun essai clinique n'a évalué la maca sur le rhume ou les infections hivernales. C'est un aliment traditionnel, pas un produit anti-infectieux.

Chaque hiver revient la même question : tel ou tel « super-aliment » aiderait-il à passer la saison froide ? Pour la maca, la réponse honnête tient en une phrase : il n'existe pas d'essai clinique portant sur la maca et les infections hivernales (rhume, état grippal, angine…). Ce que l'on peut décrire, en revanche, c'est ce que la racine contient, la façon dont elle est traditionnellement consommée dans les Andes, et l'état — très limité — de la recherche. Pour le panorama d'ensemble, voyez le guide complet.

Aucune donnée sur la maca et les infections

Soyons directs, car c'est l'angle de cet article. Le rhume et les états grippaux hivernaux sont des infections virales. À ce jour, aucune étude d'intervention n'a évalué la maca sur la fréquence, la durée ou l'intensité de ces infections. Il n'y a donc rien à rapporter comme résultat, même préliminaire : le sujet n'a tout simplement pas été exploré chez l'humain.

Cela veut dire, très concrètement, que personne — ni nous, ni un fabricant, ni une source sérieuse — ne peut affirmer que la maca « protège du rhume », « aide à passer l'hiver » ou agirait sur les défenses de l'organisme. En l'absence de données, une telle affirmation ne serait pas de l'information : ce serait une invention. La maca est un aliment traditionnel, pas un remède anti-infectieux.

Ce que la racine contient réellement

Ce que l'on peut décrire, c'est la composition de la racine, qui est factuelle. La maca (Lepidium meyenii) apporte des composés qui lui sont caractéristiques : des macamides et macaènes (des lipides propres à la plante), des glucosinolates (composés soufrés fréquents chez les crucifères, la famille botanique de la maca), des stérols végétaux, ainsi que des fibres, des protéines végétales et divers minéraux selon les lots.

Deux précisions utiles pour l'hiver. D'une part, la maca ne contient pas de caféine : ce n'est pas un stimulant au sens des boissons énergisantes, et son usage traditionnel ne relève pas de ce registre. D'autre part, décrire ces composés, c'est dire ce que la plante contient, et non ce qu'elle « ferait » : la composition n'implique aucun effet démontré sur l'organisme.

Un usage traditionnel, pas une indication hivernale

La maca est traditionnellement réputée dans les hautes Andes péruviennes — en particulier la région de Junín, au-dessus de 4 000 mètres — où la racine est consommée depuis des siècles comme aliment traditionnel de vitalité. C'est un usage culturel et alimentaire, transmis dans un contexte de vie en très haute altitude, et non une indication contre les maladies de l'hiver.

Il est important de ne pas surinterpréter cette réputation. « Aliment de vitalité » dans la tradition andine ne signifie pas « protège du rhume » : ce sont deux registres différents. La tradition décrit une place dans l'alimentation locale ; elle ne constitue pas une preuve d'efficacité contre une infection. Pour distinguer les usages courants, vous pouvez consulter maca et énergie et rouge, jaune ou noire : les différences.

Ce que dit (et ne dit pas) la recherche

La littérature scientifique sur la maca reste limitée, portée par des essais de petite taille et des revues systématiques prudentes. Une revue systématique publiée par Shin BC, Lee MS et al. dans BMC Complementary and Alternative Medicine (2010) soulignait déjà le nombre restreint d'essais et leurs limites méthodologiques, sans permettre de conclusion ferme.

Surtout, ces travaux ont exploré d'autres questions que les infections hivernales. Le champ « maca et immunité » ou « maca et infections respiratoires » n'est, lui, pas documenté par des essais cliniques. Là où il n'y a pas d'étude, il n'y a pas de conclusion à tirer — et c'est exactement le cas ici.

En pratique cet hiver

Si vous consommez de la maca en hiver, faites-le pour ce qu'elle est : un aliment, à intégrer comme tel. Choisissez une origine tracée, de préférence bio, sous forme de poudre ou de gélules, éventuellement gélatinisée (chauffée puis séchée) si vous la digérez mieux ainsi. Le moment de prise relève du confort personnel plus que d'une règle (matin ou soir).

Et pour la saison froide, les mesures qui comptent restent les mesures classiques : sommeil, alimentation variée, hygiène des mains, vaccination le cas échéant et avis médical en cas de symptômes. Aucun complément ne s'y substitue.

Précautions

La maca est un aliment, mais quelques repères s'imposent. En cas de pathologie thyroïdienne, la présence de glucosinolates invite à demander un avis médical avant une consommation régulière. Par prudence, la maca est déconseillée pendant la grossesse et l'allaitement, faute de données suffisantes. En cas de traitement en cours ou de doute, demandez conseil à un professionnel de santé. Enfin, un état fébrile, une fatigue inhabituelle ou des symptômes qui durent relèvent d'un médecin, pas d'un complément.

La maca est un complément alimentaire. Elle ne remplace ni une alimentation variée ni un traitement, et ne se substitue pas à un avis médical.

Sources : Shin BC, Lee MS et al. BMC Complementary and Alternative Medicine, 2010 (revue systématique sur la maca). Gonzales GF (revues sur Lepidium meyenii et sa composition). Données de composition de la racine (macamides, macaènes, glucosinolates, stérols, fibres)

Questions fréquentes

Vos questions — Maca et rhumes hivernaux

Non, et rien ne permet de l'affirmer : aucun essai clinique n'a évalué la maca sur le rhume ou les infections hivernales. C'est un aliment traditionnel, pas un produit anti-infectieux.

Le champ n'a pas été exploré chez l'humain. La recherche disponible sur la maca, déjà limitée et de petite taille, porte sur d'autres questions et ne dit rien des infections respiratoires.

La racine apporte des macamides et macaènes, des glucosinolates, des stérols végétaux, des fibres, des protéines et des minéraux. Elle ne contient pas de caféine. C'est une description de composition, pas d'effet.

Elle est traditionnellement consommée dans les hautes Andes (région de Junín, plus de 4 000 m) comme aliment de vitalité. Cet usage culturel ne constitue pas une indication contre les maladies de l'hiver.

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Mis à jour le 20 juin 2026