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Maca25 juin 2026 · 7 min de lecture

Maca et sport d'endurance : l'essai Stone 2009, mécanisme et protocole

Les sportifs d'endurance cherchent en permanence des leviers pour améliorer la performance, retarder la fatigue et récupérer entre les séanc

Stone et al. (2009) documentent une amélioration des performances cyclistes avec la maca en 14 jours. Mécanisme endocann

Les sportifs d'endurance cherchent en permanence des leviers pour améliorer la performance, retarder la fatigue et récupérer entre les séances. La maca (Lepidium meyenii) est l'adaptogène avec l'essai clinique contrôlé le plus direct sur ce terrain. Voici ce que cet essai montre et ce qu'il ne montre pas.

L'essai Stone et al. (2009) : le seul essai contrôlé disponible

Publication : Journal of Ethnopharmacology, 2009.

Population : 8 cyclistes masculins entraînés, âgés de 25 à 43 ans. Pas des débutants : des sportifs avec une base de condition physique établie.

Design : essai croisé randomisé en double aveugle. Chaque participant a testé les deux conditions (maca et placebo) dans un ordre aléatoire, avec une période de wash-out entre les deux phases.

Protocole : maca ou placebo pendant 14 jours.

Tests : Premier test : contre-la-montre de 40 km à vélo en extérieur. Temps chronométré avec GPS. Deuxième test : profil d'activité physique perçue (PAP), un questionnaire validé mesurant l'intensité subjective de l'effort.

Résultats dans le groupe maca :

Le temps sur 40 km s'améliore de façon significative par rapport à la baseline et par rapport au groupe placebo. L'amélioration absolue varie selon les participants, mais la différence est statistiquement significative malgré le faible effectif.

Le score PAP s'améliore également : les cyclistes perçoivent l'effort comme moins intense à performance égale ou produisent une performance supérieure à effort perçu comparable.

Point crucial : le VO2max n'est pas modifié par la maca. La capacité cardiovasculaire maximale reste identique.

Ce que l'absence d'effet sur le VO2max signifie

Le VO2max est la consommation maximale d'oxygène, le plafond absolu de la capacité aérobie. L'améliorer demande des mois à des années d'entraînement spécifique. Aucune plante ne le modifie en 14 jours.

La maca améliore la performance sans toucher le VO2max. L'effet passe donc par d'autres mécanismes.

Les récepteurs CB1 du système endocannabinoïde sont présents dans le cortex moteur, l'hypothalamus et le locus coeruleus. Ces structures régulent la perception de la douleur à l'effort, la motivation à maintenir l'intensité et le seuil de fatigue subjective. Augmenter l'anandamide dans ces zones via les macamides réduit la perception de l'effort et retarde le moment où le cerveau signale à l'organisme qu'il faut ralentir.

C'est le mécanisme probable de l'amélioration documentée par Stone : pas une amélioration de la machine cardiovasculaire, mais une meilleure utilisation de la capacité existante grâce à une perception de l'effort optimisée.

Comparaison avec d'autres adaptogènes sur l'endurance

Cordyceps (Cordyceps militaris). Hirsch et al. (2017) ont documenté une amélioration du VO2max de 7% après 3 semaines dans un groupe d'adultes actifs. Le mécanisme passe par l'adénosine et la production d'ATP, ce qui agit sur la filière aérobie elle-même. Si l'objectif est d'améliorer le VO2max, le cordyceps a des données plus directes que la maca.

Rhodiola rosea. De Bock et al. (2004) ont documenté une réduction de la perception de l'effort et une amélioration de l'endurance. Le mécanisme passe par la préservation des neurotransmetteurs (sérotonine, dopamine) sous stress. Mécanisme différent de la maca mais résultat similaire sur la performance.

Caféine. 3 à 6 mg/kg augmentent la performance d'endurance de 3 à 7% via le blocage des récepteurs à l'adénosine. Effet aigu, rapide, validé par des centaines d'essais. La maca a un effet de fond progressif, pas un effet aigu comparable.

La maca et la caféine ont des mécanismes distincts et complémentaires. L'association les deux semaines d'avant une compétition est raisonnable : la maca prépare le terrain endocannabinoïde, la caféine assure le boost du jour J.

Le running et les spécificités par rapport au cyclisme

L'essai Stone porte sur des cyclistes. Le running génère des contraintes différentes : chocs répétés sur les articulations (genoux, hanches, chevilles), composante excentrique forte (descentes), dommages musculaires plus importants à volume élevé.

L'effet de la maca sur la perception de l'effort et la fatigue s'applique logiquement au running comme au cyclisme, même sans essai spécifique. Mais le running intensif génère aussi une inflammation articulaire chronique et des dommages musculaires oxydatifs qui relèvent d'autres compléments.

Pour un runner préparant un marathon, l'association optimale combine MACA³ (énergie de fond et perception de l'effort via l'endocannabinoïde), CAMU² (récupération oxydative post-séance et synthèse de collagène articulaire) et GATO³ (anti-inflammation articulaire de fond si douleurs présentes). L'article compléments trail running et ultra-endurance détaille ce protocole pour les sports à fort volume d'impact.

Combien de temps avant la compétition commencer la maca

Stone (2009) documente un effet en 14 jours. Mais les effets de fond de la maca sur la fatigue chronique se mesurent à 4 à 8 semaines (Gonzales et al., 2016). Ces deux données donnent un timing différent selon l'objectif.

Si l'objectif est d'améliorer la performance aiguë lors d'une compétition spécifique : commencer 14 jours avant. L'effet sur la perception de l'effort est déjà mesurable à ce stade.

Si l'objectif est de mieux récupérer sur un cycle d'entraînement long (programme de 12 à 20 semaines pour un marathon) : commencer dès le début de la préparation. La réduction de la fatigue chronique sur les premières semaines améliore la qualité globale des séances et réduit le risque de surmenage.

Ces deux objectifs sont compatibles. Commencer MACA³ dès le début de la préparation couvre les deux.

La maca et l'altitude

La maca pousse entre 3 800 et 4 500 mètres d'altitude dans les Andes péruviennes. Les populations andines l'utilisent depuis des millénaires pour soutenir l'énergie dans des conditions d'hypoxie partielle. Cette adaptation est anecdotique et ne constitue pas une preuve d'efficacité pour des sportifs préparant une course en altitude.

Aucun essai clinique n'a étudié la maca spécifiquement dans un contexte d'altitude. Le cordyceps, qui améliore la production d'ATP et l'utilisation de l'oxygène, a une pertinence mécanistique plus directe pour l'altitude.

Maca et triathlon : un profil particulier

Le triathlon combine natation, cyclisme et course à pied dans un seul événement. Les transitions entre disciplines générèrent une fatigue cumulée qui teste précisément la résistance à l'épuisement. L'effet documenté de la maca sur la perception de la fatigue et la performance d'endurance (Stone 2009) est particulièrement pertinent pour ce sport.

L'association MACA³ (endurance et fatigue), CAMU² (récupération oxydative entre les disciplines) et créatine (puissance dans la natation et le sprint final) représente un protocole cohérent pour un triathlète.

Ce que la maca ne fait pas pour les sportifs d'endurance

Elle ne remplace pas la créatine pour la puissance (force maximale, sprint). Les données sur la créatine monohydrate sont sans équivalent dans le domaine des compléments sportifs, avec des dizaines d'années de preuves accumulées.

Elle ne remplace pas les glucides pour l'énergie pendant l'effort. La maca est un complément de fond. Le carburant pendant un marathon reste le glycogène, qu'aucun adaptogène ne synthétise à votre place.

Elle ne réduit pas le temps de récupération d'une blessure ou d'une fatigue aiguë. Si vous sortez d'une période de surmenage, la maca peut soutenir la reprise progressivement, mais elle ne raccourcit pas magiquement la période de repos nécessaire.

Protocole pratique pour un sportif d'endurance

8 semaines avant la compétition cible : Commencer MACA³ à 3 gélules le matin avec le petit-déjeuner. Maintenir sans interruption jusqu'à la compétition.

En continu : CAMU² à 3 gélules avec le repas post-entraînement.

Si douleurs articulaires : GATO³ à 3 gélules réparties sur les repas de la journée.

La semaine avant : Augmenter CAMU² à 6 gélules par jour pour saturer les stocks antioxydants avant l'effort principal.

Le jour de la compétition : Caféine (3 à 6 mg/kg) 45 minutes avant le départ. Ne pas interrompre MACA³ ce jour-là.

Pour les données sur la maca et les performances sportives en général, l'article maca et performances sportives traite le contexte plus large. Et pour la récupération sportive avec le camu camu, l'article camu camu et peau aborde le mécanisme antioxydant commun.

MACA³ : amélioration de l'endurance documentée en 14 jours (Stone 2009), bio Ecocert Junín, 25 €.

Sources

  • Stone M et al. Journal of Ethnopharmacology, 2009.
  • Gonzales GF et al. Journal of Ethnopharmacology, 2016.
  • Hirsch KR et al. Journal of Dietary Supplements, 2017.
  • Bryer SC, Goldfarb AH. International Journal of Sport Nutrition and Exercise Metabolism, 2006.
  • Gonzales GF. Evidence-Based Complementary and Alternative Medicine, 2012.

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