Un voyage, trois altitudes
Trois plantes, trois étages du Pérou. On descend de la Puna à près de 4 000 mètres jusqu'aux rives de l'Amazone, à hauteur du fleuve, pour montrer où chaque plante pousse vraiment et pourquoi cet endroit précis compte.
Rien de tout ça n'a été breveté. Les savoirs andins et amazoniens se transmettent depuis des générations, bien avant qu'un laboratoire ne s'y intéresse. BOTANINCA n'invente rien : on va chercher ces plantes à leur source, sans les faire pousser ailleurs pour aller plus vite.
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MACA
Lepidium meyenii
Le ginseng des Andes
4 000 m · Puna, plateau de Junín
La maca
Lepidium meyenii
Sur le plateau de Junín, l'hiver ne pardonne rien : gel presque chaque nuit, vent sec, sol pauvre en matière organique. C'est dans ce climat que la maca pousse depuis environ 3 500 ans, sans jamais avoir eu besoin qu'on l'aide.
La récolte se fait à la main, entre mai et juillet, quand la racine a fini de se gorger de tout ce que l'altitude lui impose de produire pour survivre. Une fois sortie de terre, elle sèche au soleil pendant plusieurs semaines, étalée à même le sol andin, avant d'être triée.
C'est à ce moment que les trois couleurs se séparent : jaune, rouge, noire. Elles poussent côte à côte, sur les mêmes parcelles, et pourtant chacune a pris une direction chimique différente pendant sa croissance. Aucun agriculteur andin ne choisit une couleur plutôt qu'une autre pour son usage quotidien : les trois se consomment ensemble depuis toujours, en bouillie ou en boisson fermentée.
C'est cette logique qu'on a reprise pour MACA³. Pas pour multiplier les ingrédients sur une étiquette, mais parce que séparer les trois couleurs, c'est trahir la façon dont la plante a toujours été utilisée dans les Andes.

GRIFFE DE CHAT
Uncaria tomentosa
La liane qui grimpe vers la lumière
2 400 m · Forêt de nuage
La griffe de chat
Uncaria tomentosa
Passé 2 000 mètres, la forêt change de nature. L'humidité ne vient plus seulement de la pluie mais du nuage lui-même, qui reste accroché aux arbres une bonne partie de la journée. Tout y pousse plus lentement, tout y est couvert d'une fine mousse.
La liane s'y fraye un chemin vers le haut en s'agrippant aux troncs avec des crochets recourbés, quitte à mettre des années avant d'atteindre une clairière de lumière. Les récolteurs ne coupent jamais la liane entière : ils incisent l'écorce, la détachent en lanières, et laissent la plante continuer de pousser. Une même liane peut ainsi être récoltée pendant des décennies.
L'écorce séchée est ensuite réduite en poudre fine. C'est un travail patient, sans mécanisation possible dans la plupart des zones de récolte, où l'accès en véhicule reste limité par le relief.

CAMU CAMU
Myrciaria dubia
Jusqu'à 60x plus de vitamine C qu'une orange
300 m · Amazonie péruvienne
Le camu camu
Myrciaria dubia
Le camu camu ne pousse pas malgré la crue, il pousse avec elle. Une bonne partie de l'année, ses racines et une partie de son tronc restent sous l'eau brune du fleuve, sans que ça ne le gêne : c'est précisément ce cycle d'inondation qui rythme sa production de fruits.
La récolte se fait en pirogue, au moment où l'eau est encore assez haute pour naviguer entre les arbustes à moitié submergés. Les fruits mûrs, petits et fragiles, tombent facilement dès qu'on les touche : il faut les cueillir un par un, souvent penché depuis l'embarcation.
Une fois sortie de l'eau, la baie ne se conserve presque pas fraîche : elle est transformée rapidement, en pulpe ou en poudre, pour ne rien perdre de ce qu'elle a mis des mois à concentrer.
Trois plantes, une même exigence
Sélectionnées à la source, pas au meilleur prix.
Chaque plante vient de l'étage qui la rend active. On ne cherche pas la culture la plus simple, on cherche celle qui produit la molécule.
Visuels d'illustration. Photographies de synthèse, non contractuelles.
