Griffe de chat et virus Epstein-Barr (EBV) : mononucléose et fatigue chronique
Le virus Epstein-Barr (EBV), responsable de la mononucléose infectieuse, persiste à vie dans les lymphocytes B après la primo-infection. Sa

La griffe de chat est un complément alimentaire ; elle ne traite pas, ne prévient pas et ne guérit pas l'infection à EBV. Aucune donnée clinique ne le démontre. Le diagnostic et la prise en charge relèvent exclusivement d'un médecin.
Le virus Epstein-Barr (EBV), responsable de la mononucléose infectieuse et souvent évoqué dans les discussions sur la fatigue chronique, appartient à la famille des herpèsvirus et infecte une très large part de la population. Parmi les plantes de la pharmacopée amazonienne, la griffe de chat (Uncaria tomentosa, vendue chez Botaninca sous le nom GATO³) revient parfois dans ce contexte. Disons-le sans détour : la griffe de chat n'est pas un traitement de l'infection à EBV, de la mononucléose ni de la fatigue chronique, elle ne les prévient pas et ne les guérit pas. Ce dossier explique ce que la plante contient, ce que la recherche a réellement exploré, et pourquoi la prise en charge relève exclusivement d'un médecin. Pour situer la plante dans son ensemble, consultez le guide complet.
EBV, mononucléose, fatigue chronique : un domaine strictement médical
Le virus Epstein-Barr se transmet le plus souvent par la salive et reste ensuite présent dans l'organisme de façon latente. Chez l'adolescent et le jeune adulte, la primo-infection peut se traduire par une mononucléose infectieuse : fatigue marquée, fièvre, maux de gorge, ganglions gonflés. La fatigue prolongée qui suit parfois une telle infection, comme le syndrome de fatigue chronique dont les liens avec l'EBV font l'objet de débats scientifiques, relève d'une évaluation médicale spécialisée. Le diagnostic (sérologies, examen clinique), l'orientation et le suivi appartiennent exclusivement au corps médical. Aucun complément alimentaire, griffe de chat comprise, ne constitue une réponse à ces situations.
La griffe de chat est un aliment, non un médicament. Elle n'a vocation ni à agir sur le virus, ni à corriger une fatigue post-infectieuse, ni à intervenir sur un quelconque processus lié à l'EBV. Si vous présentez une fatigue persistante ou des symptômes évoquant une mononucléose, la première démarche est de consulter un médecin.
Ce que contient la griffe de chat
D'un point de vue strictement compositionnel, l'écorce de liane d'Uncaria tomentosa renferme plusieurs familles de molécules bien caractérisées : des alcaloïdes oxindoliques, à la fois tétracycliques et pentacycliques, des glycosides de l'acide quinovique, des polyphénols et des stérols végétaux. Décrire cette composition, c'est dire ce que la plante contient — pas ce qu'elle ferait dans l'organisme. Aucune de ces molécules ne bénéficie d'une allégation de santé autorisée dans l'Union européenne pour la griffe de chat, que ce soit vis-à-vis de l'immunité, de la fatigue ou d'une infection virale.
Action antivirale ou immunitaire : pourquoi aucune conclusion n'est possible
L'angle « soutien immunitaire » ou « antiviral » revient fréquemment autour des plantes réputées toniques. Concernant la griffe de chat et l'EBV, il faut être clair : il n'existe pas de données cliniques permettant d'affirmer qu'elle agit sur le virus Epstein-Barr, qu'elle réduit la charge virale, qu'elle raccourcit une mononucléose ou qu'elle « renforce » les défenses face à l'infection. Certains travaux de laboratoire se sont intéressés à des extraits d'Uncaria sur des marqueurs immunitaires ou sur divers virus in vitro, mais ces recherches n'ont pas porté sur l'EBV en clinique et ne se transposent pas à la personne infectée. Aucun essai ne permet donc d'attribuer à la plante un effet sur l'infection à EBV, et prétendre le contraire serait trompeur.
Fatigue chronique : des données préliminaires, sans preuve
La fatigue durable parfois associée à l'EBV est réelle et éprouvante, mais elle ne relève pas d'un complément alimentaire. Il n'existe aucune donnée clinique montrant que la griffe de chat restaure l'énergie, réduit une fatigue post-virale ou favorise la récupération après une mononucléose. Les études disponibles sur Uncaria tomentosa — de petite taille, souvent centrées sur d'autres questions comme les douleurs articulaires (par exemple les travaux de Piscoya et de Mur publiés au début des années 2000) — sont préliminaires et ne permettent aucune conclusion transposable à la fatigue chronique. La littérature disponible ne soutient aucune affirmation de bénéfice dans ce contexte.
Usage traditionnel : le seul registre légitime
Ce que l'on peut dire honnêtement de la griffe de chat tient à sa réputation traditionnelle. Dans l'Amazonie péruvienne, l'écorce de la liane est utilisée depuis longtemps par les peuples amazoniens, dont les Asháninka, sous forme de décoction. Ce registre est celui de la tradition et de la culture, non celui d'un effet démontré. Il ne préjuge en rien d'une efficacité sur l'EBV, la mononucléose ou la fatigue chronique, et ne doit pas être lu comme une promesse de bénéfice.
Précautions
La griffe de chat ne se substitue à aucun traitement ni à aucun avis médical. Elle est déconseillée pendant la grossesse et l'allaitement, ainsi que chez l'enfant. En raison d'interactions possibles, les personnes sous traitement immunosuppresseur, sous anticoagulants, ou ayant subi une greffe doivent s'abstenir sauf avis médical — un point d'autant plus important qu'une infection à EBV peut s'accompagner de fatigue et concerner des personnes déjà suivies médicalement. Si vous présentez des symptômes de mononucléose ou une fatigue prolongée, ne remplacez jamais un suivi médical par une plante : consultez votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic et à organiser votre prise en charge. En cas de doute, demandez conseil à un professionnel de santé avant toute consommation.
La griffe de chat est un complément alimentaire. Elle ne remplace ni une alimentation variée ni un traitement, et ne se substitue pas à un avis médical.
Pour approfondir : notre guide complet sur la Griffe de Chat.
Questions fréquentes
Vos questions — Griffe de chat et virus Epstein-Barr (EBV)
La griffe de chat est un complément alimentaire ; elle ne traite pas, ne prévient pas et ne guérit pas l'infection à EBV. Aucune donnée clinique ne le démontre. Le diagnostic et la prise en charge relèvent exclusivement d'un médecin.
Aucune étude ne montre que la griffe de chat raccourcit une mononucléose ou en atténue les symptômes. La mononucléose nécessite une évaluation médicale ; une plante ne remplace ni ce suivi, ni le repos et les soins recommandés par le médecin.
Aucune donnée clinique ne permet de l'affirmer. Il n'existe pas de preuve que la griffe de chat réduit la fatigue ou favorise la récupération après une infection. Toute affirmation d'un tel effet serait trompeuse et non autorisée.
Son écorce renferme des alcaloïdes oxindoliques tétra- et pentacycliques, des glycosides de l'acide quinovique, des polyphénols et des stérols végétaux. Ces éléments décrivent sa composition, sans préjuger d'un quelconque effet sur l'organisme.
Offre lecteurs
Recevez -15% sur votre première commande
Un code promo vous attend par email. Pour découvrir MACA³, CAMU² ou GATO³.
Pas de spam. Désabonnement en un clic.
Mis à jour le 20 juin 2026
Articles connexes

Griffe de Chat (Uña de Gato) : guide botanique et état de la recherche
Guide sur la Griffe de Chat : botanique, essais publiés (Piscoya, Mur, Lamm) et précautions — sans promesse thérapeutique.

Griffe de chat et animaux : hors cadre Botaninca
La griffe de chat est parfois utilisée en médecine vétérinaire intégrative. Voici ce que les données permettent de dire sur son usage chez les animaux de compagnie.

Griffe de chat et arthrose : genou, hanche et données cliniques
L'arthrose touche 10 millions de Français, principalement au genou (gonarthrose) et à la hanche (coxarthrose). La douleur chronique et la limitation fonctionnelle associées ont un impact majeur sur la qualité de vie. La…
