Griffe de chat et ménopause : inflammation, atrophie et données disponibles
La ménopause n'est pas seulement une transition hormonale. Elle s'accompagne d'une inflammation chronique de bas grade — une élévation persi

La ménopause n'est pas seulement une transition hormonale. Elle s'accompagne d'une inflammation chronique de bas grade — une élévation persistante des cytokines pro-inflammatoires (IL-1, IL-6, TNF-alpha) liée à la chute des œstrogènes. Ce mécanisme inflammatoire contribue aux bouffées de chaleur, à l'atrophie vaginale, aux douleurs articulaires et à la fatigue post-ménopausique. C'est là que la griffe de chat devient pertinente.
Le lien entre ménopause et inflammation
Les œstrogènes ont des propriétés anti-inflammatoires. Leur chute à la ménopause lève un frein sur la production de cytokines pro-inflammatoires. Plusieurs études ont mesuré une élévation de l'IL-6 et du TNF-alpha chez les femmes post-ménopausées par rapport aux femmes en âge de procréer.
Cette inflammation contribue à plusieurs symptômes ménopausiques :
- Les bouffées de chaleur sont amplifiées par l'inflammation hypothalamique
- L'atrophie vaginale implique une inflammation locale de l'épithélium
- Les douleurs articulaires post-ménopausiques sont en partie médiées par le TNF-alpha
- La fatigue chronique post-ménopausique est associée à l'élévation de l'IL-6
Ce que la griffe de chat agit sur ces mécanismes
La griffe de chat (Uncaria tomentosa) inhibe NF-kB et réduit la synthèse de TNF-alpha et d'IL-1β (Sandoval et al., 2002, Free Radical Biology and Medicine). Ces médiateurs sont exactement ceux qui s'élèvent à la ménopause.
Une étude 2025 publiée en preprint a testé un gel à base d'extrait d'Uncaria tomentosa sur un modèle rat de ménopause (atrophie vaginale induite par ovariectomie). Le groupe traité a montré une amélioration de l'intégrité de l'épithélium vaginal et une réduction de l'inflammation locale, attribuées à l'inhibition de NF-kB par les alcaloïdes de la griffe de chat.
Les données cliniques existantes chez la femme
Mur et al. (2002, Journal of Rheumatology) ont documenté une réduction des marqueurs inflammatoires (CRP, VS) et des douleurs articulaires sur 24 semaines chez des patients sous griffe de chat. Cette population incluait des femmes — mais pas spécifiquement en ménopause.
Aucun essai clinique randomisé n'a évalué la griffe de chat spécifiquement sur les symptômes de la ménopause chez la femme.
Ce que cela signifie pratiquement
La griffe de chat n'est pas documentée comme plante de la ménopause au sens où la maca l'est — avec des essais cliniques sur les bouffées de chaleur et la fatigue ménopausique. Son action sur l'inflammation de bas grade ménopausique est biologiquement plausible et mécaniquement cohérente, mais pas encore prouvée dans un essai contrôlé spécifique.
Pour les femmes en ménopause avec douleurs articulaires associées — une plainte très fréquente post-ménopause — les données sur l'arthrose de Piscoya et al. (2001) et la polyarthrite de Mur et al. (2002) sont directement applicables.
Association maca + griffe de chat en ménopause
La maca agit sur les bouffées de chaleur, la fatigue et la libido ménopausique via des voies hypothalamiques et endocannabinoïdes (Meissner et al., 2006 ; Stojanovska et al., 2015). La griffe de chat agit sur l'inflammation articulaire et immunitaire.
Pour les femmes en ménopause avec symptômes mixtes (bouffées + douleurs articulaires + fatigue), les deux plantes couvrent des mécanismes complémentaires sans redondance.
Pour les données sur la maca et la ménopause, l'article maca et ménopause traite les essais cliniques disponibles. Et pour l'article sur les adaptogènes pour les femmes de 40 ans, l'article adaptogènes femme 40 ans donne le tableau complet.
GATO³ — extrait d'Uncaria tomentosa, Amazonie péruvienne, 25 €.
Sources
- Sandoval M et al. Free Radical Biology and Medicine, 2002.
- Mur E et al. Journal of Rheumatology, 2002.
- Piscoya J et al. Inflammopharmacology, 2001.
- Meissner HO et al. International Journal of Biomedical Science, 2006.
- Stojanovska L et al. Climacteric, 2015.

Complément alimentaire. Ne se substitue pas à une alimentation variée et équilibrée. Déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes. Tenir hors de portée des enfants.

