Certification bio : de la parcelle péruvienne au flacon
Conversion de 24 mois, contrôle annuel, certificat d'inspection sur TRACES, logo à 95 %. Ce qu'exige le bio entre une parcelle péruvienne et un flacon.

24 mois pour les cultures annuelles et les prairies, à compter de la date d'engagement, la récolte ne sortant en bio que si le semis intervient après ce terme. 36 mois pour les cultures pérennes, à compter de la même date (Ecocert France, réglementation bio UE des productions végétales, règlement (UE) 2018/848).
Un complément alimentaire ne devient pas bio à l'embouteillage. Pour une culture annuelle comme la maca, la parcelle doit passer 24 mois de conversion à compter de la date d'engagement, et seules les récoltes semées après ce délai sortent en bio (Ecocert France, réglementation bio UE des productions végétales). Vient ensuite une chaîne de contrôles qui ne s'interrompt à aucune frontière : contrôle sur site de l'opérateur, certificat d'inspection électronique à l'entrée dans l'Union, contrôle de l'importateur et du premier destinataire.
Le règlement (UE) 2018/848 organise cette chaîne. Il fixe les durées de conversion, les régimes d'importation depuis les pays tiers et les conditions d'usage du logo biologique de l'UE. Ecocert, comme tout organisme certificateur, applique ce texte et délivre les certificats. La marque ne se décerne pas son propre bio, elle le fait constater. Le chemin qui mène à ce constat s'inscrit dans l'héritage andin et ses filières.
Vingt-quatre mois avant la première récolte bio
La durée de conversion dépend du type de culture. Pour les cultures annuelles et les prairies, Ecocert France annonce 24 mois à partir de l'engagement, la récolte ne sortant en bio que si le semis intervient après ce terme. Pour les cultures pérennes, le délai passe à 36 mois à compter de la même date d'engagement.
La maca est une culture annuelle, le camu camu un arbuste pérenne. Les deux plantes ne se convertissent donc pas au même rythme, et une filière qui les mène de front ne bascule pas d'un bloc. Le chemin de la maca traverse cinq mains entre le champ et le flacon, et chaque maillon porte ses propres contraintes de conversion.
Le règlement pose aussi une barrière contre le mélange. Une même entité juridique ne peut pas produire en bio et en conventionnel des végétaux de variétés identiques ou difficiles à distinguer à l'œil nu. La règle vise ce qu'un contrôle ne pourrait pas départager sur pièce.
Ce que le contrôle regarde, et à quelle fréquence
Le contrôle n'est pas un audit unique. Pour un importateur, le guide de CERTIPAQ BIO décrit un contrôle initial avant toute importation de produit biologique, puis, les années suivantes, un contrôle complet sur site chaque année, assorti d'audits supplémentaires (CERTIPAQ BIO, Guide sur l'importation de produits biologiques, version 7 du 12 février 2026, DT130).
Deux maillons au moins portent une certification côté européen : l'importateur et le premier destinataire doivent être contrôlés par un organisme agréé. La certification suit la marchandise, pas la marque.
Au Pérou, la certification bio reste minoritaire sur la maca. Solórzano-Acosta et ses coauteurs relèvent plus de 480 hectares certifiés bio sur environ 8 000 hectares cultivés dans le pays (Frontiers in Soil Science, article 1419745, 2024). Le bio n'est donc pas le régime par défaut d'une filière andine, c'est une trajectoire choisie et payée.
Le passage de frontière, un certificat et deux dates
Toute importation de produits biologiques depuis un pays tiers passe par un certificat d'inspection, le COI, émis dans le système électronique TRACES de la Commission (Ecocert France, réglementation bio UE des importations et exportations ; CERTIPAQ BIO, 2026).
Trois voies d'accès coexistent, et leur calendrier bouge. Les pays tiers reconnus équivalents, listés à l'annexe I du règlement (UE) 2021/2325, restent utilisables jusqu'au 31 décembre 2026. Les organismes de contrôle reconnus conformes, listés à l'annexe II du règlement (UE) 2021/1378, opèrent depuis le 1er janvier 2025. Les pays sous accord commercial prennent le relais à partir du 1er janvier 2027, l'Union en ayant conclu avec le Chili, la Suisse et le Royaume-Uni.
La procédure transitoire de l'article 57 du règlement 2018/848 a pris fin le 31 décembre 2024. Une filière qui reposait sur elle a donc déjà dû changer de base juridique.
Ce que le logo dit, et ce qu'il ne dit pas
La Commission européenne fixe trois conditions à l'affichage du logo. Le produit contient au moins 95 % d'ingrédients biologiques, les 5 % restants restant soumis à des conditions strictes. Le numéro de code de l'organisme de contrôle figure à côté du logo. Le lieu de production des matières premières agricoles figure aussi, sous la forme « Agriculture UE » ou « Agriculture non UE ».
Cette dernière mention est la plus lue de travers. « Agriculture non UE » ne signale pas un contrôle plus faible : elle signale une origine hors Union, sur un produit qui a passé les mêmes exigences d'importation. Une maca péruvienne certifiée porte cette mention par construction.
Le logo ne dit rien de la teneur du lot, ni de la durée de la jachère, ni du séchage. Il atteste un mode de production contrôlé, pas une qualité analytique.
Où en sont nos trois produits
MACA³ et CAMU² sont certifiés bio Ecocert. GATO³ ne l'est pas.
Cette différence se dit sans détour. La griffe de chat provient de peuplements dont la certification n'est pas acquise à ce stade, et poser un logo bio sur ce flacon serait faux. Le code de l'organisme certificateur, FR-BIO-01 (Ecocert France), figure sur les étiquettes de notre maca certifiée et CAMU². Le certificat, délivré le 20 mars 2026 et valable jusqu'au 31 mars 2028, est consultable sur le registre TRACES de la Commission européenne sous la référence FR-BIO-01.250-0109745.2026.002.
Ce qui reste à documenter
Une certification atteste un mode de production. Elle ne trace pas un lot jusqu'à sa parcelle, ni ne dit ce que la récolte a subi entre le champ et la poudre. Ces deux questions se traitent ailleurs, et c'est là que la promesse d'une filière se vérifie ou se défait. Remonter un lot jusqu'à sa parcelle demande d'autres pièces que le certificat bio.
→ Traçabilité : remonter un lot de maca jusqu'à sa parcelle → La filière de la maca, de la parcelle jusqu'à la gélule → Junín, berceau de la maca → L'héritage andin, des terroirs aux peuples → MACA³ en gélules
Questions fréquentes
Combien de temps dure la conversion en bio d'une parcelle ?
24 mois pour les cultures annuelles et les prairies, à compter de la date d'engagement, la récolte ne sortant en bio que si le semis intervient après ce terme. 36 mois pour les cultures pérennes, à compter de la même date (Ecocert France, réglementation bio UE des productions végétales, règlement (UE) 2018/848).
Un produit importé peut-il porter le logo bio européen ?
Oui, s'il respecte les règles européennes d'importation des produits biologiques. Le logo demande au moins 95 % d'ingrédients biologiques, le numéro de code de l'organisme de contrôle affiché à côté, et la mention du lieu de production des matières premières agricoles (Commission européenne, direction générale de l'agriculture et du développement rural).
Que veut dire « Agriculture non UE » sur une étiquette ?
Que les matières premières agricoles ont été cultivées hors de l'Union européenne. La mention porte sur l'origine, pas sur le niveau d'exigence : le produit a passé le régime d'importation prévu par le règlement (UE) 2018/848.
Qu'est-ce que le COI et à quoi sert TRACES ?
Le COI, certificat d'inspection, accompagne chaque importation de produits biologiques depuis un pays tiers. Il est émis dans TRACES, le système électronique de la Commission européenne. L'importateur et le premier destinataire doivent par ailleurs être contrôlés par un organisme agréé (CERTIPAQ BIO, guide DT130, version du 12 février 2026).
Vos trois produits sont-ils tous certifiés bio ?
Non. MACA³ et CAMU² sont certifiés bio Ecocert (code FR-BIO-01), GATO³ ne l'est pas. Le logo bio ne figure donc pas sur ce dernier flacon.
Quelle part de la maca péruvienne est certifiée bio ?
Plus de 480 hectares sur environ 8 000 hectares cultivés dans le pays, d'après Solórzano-Acosta et ses coauteurs (Frontiers in Soil Science, 2024). La certification reste une trajectoire minoritaire à l'échelle de la filière.
Sources
Règlement (UE) 2018/848 relatif à la production biologique et à l'étiquetage des produits biologiques. EUR-Lex. Ecocert France. Réglementation bio UE, productions végétales ; importations et exportations. CERTIPAQ BIO. Guide sur l'importation de produits biologiques, version 7 du 12 février 2026, DT130. Règlement (UE) 2021/2325 établissant la liste des pays tiers reconnus équivalents. EUR-Lex. Règlement (UE) 2021/1378 fixant les organismes de contrôle reconnus conformes. EUR-Lex. Solórzano-Acosta RA et al. Soil quality in maca cultivation areas of the Bombón Plateau, Peru. Frontiers in Soil Science. 2024; article 1419745.
Article informatif. Ne se substitue pas à un avis médical. Complément alimentaire : ne remplace pas une alimentation variée et équilibrée.
Questions fréquentes
Vos questions : Certification bio
24 mois pour les cultures annuelles et les prairies, à compter de la date d'engagement, la récolte ne sortant en bio que si le semis intervient après ce terme. 36 mois pour les cultures pérennes, à compter de la même date (Ecocert France, réglementation bio UE des productions végétales, règlement (UE) 2018/848).
Oui, s'il respecte les règles européennes d'importation des produits biologiques. Le logo demande au moins 95 % d'ingrédients biologiques, le numéro de code de l'organisme de contrôle affiché à côté, et la mention du lieu de production des matières premières agricoles (Commission européenne, direction générale de l'agriculture et du développement rural).
Que les matières premières agricoles ont été cultivées hors de l'Union européenne. La mention porte sur l'origine, pas sur le niveau d'exigence : le produit a passé le régime d'importation prévu par le règlement (UE) 2018/848.
Le COI, certificat d'inspection, accompagne chaque importation de produits biologiques depuis un pays tiers. Il est émis dans TRACES, le système électronique de la Commission européenne. L'importateur et le premier destinataire doivent par ailleurs être contrôlés par un organisme agréé (CERTIPAQ BIO, guide DT130, version du 12 février 2026).
Non. MACA³ et CAMU² sont certifiés bio Ecocert (code FR-BIO-01), GATO³ ne l'est pas. Le logo bio ne figure donc pas sur ce dernier flacon.
Plus de 480 hectares sur environ 8 000 hectares cultivés dans le pays, d'après Solórzano-Acosta et ses coauteurs (Frontiers in Soil Science, 2024). La certification reste une trajectoire minoritaire à l'échelle de la filière.
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Mis à jour le 18 septembre 2026
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