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Sécurité · Qualité

Excipients : lesquels surveiller

6 min de lecture

Un complément ne contient pas que ses actifs. Selon les produits, les substances auxiliaires peuvent représenter une part importante du contenu.

En résumé

Les excipients sont des substances sans effet nutritionnel recherché, ajoutées pour des raisons technologiques. Leur usage est encadré par le règlement (UE) 1333/2008. Une liste d'ingrédients courte est généralement préférable à une liste longue.

À quoi ils servent

Les agents de charge complètent le volume quand la dose d'actif ne remplit pas la gélule.

Les antiagglomérants empêchent l'agglutination des poudres et facilitent le remplissage.

Les liants assurent la cohésion des comprimés.

Les colorants modifient l'apparence, sans utilité fonctionnelle.

Les agents d'enrobage protègent ou facilitent la déglutition.

Certains ont une utilité industrielle réelle. D'autres relèvent de la seule présentation.

Les principaux

La cellulose microcristalline — agent de charge très répandu, considéré comme inerte.

Le stéarate de magnésium — antiagglomérant le plus utilisé. Il fait l'objet de controverses sur les réseaux, généralement peu étayées ; il est autorisé et utilisé à faible dose. Les alternatives existent mais ne sont pas nécessairement supérieures.

Le dioxyde de silicium — antiagglomérant, sous forme de silice.

Le dioxyde de titane — colorant blanc, dont l'usage comme additif alimentaire a été interdit dans l'Union européenne. Sa présence sur un produit alimentaire en vente aujourd'hui doit alerter.

Les maltodextrines — support d'extraits, souvent issues de maïs ou de blé. Point d'attention pour les régimes sans gluten selon l'origine.

Comment évaluer une formule

Comptez les ingrédients. Une formule à trois lignes est généralement plus simple à évaluer qu'une formule à quinze.

Regardez l'ordre. Les ingrédients sont listés par ordre pondéral décroissant. Si un agent de charge figure en tête, l'actif est minoritaire.

Repérez les colorants. Ils n'apportent rien au consommateur.

Vérifiez les supports d'extraits. Un « extrait » peut être largement constitué de son support.

Rapportez au dosage réel. Une gélule de 500 mg contenant 200 mg d'actif et 300 mg d'excipients n'est pas une gélule de 500 mg d'actif.

Le cas des allergènes

Certains excipients peuvent véhiculer des allergènes : maltodextrine de blé, lactose, dérivés de soja. Les allergènes à déclaration obligatoire doivent apparaître en évidence dans la liste.

La réglementation

Les additifs autorisés figurent dans les annexes du règlement (UE) 1333/2008, avec leurs conditions d'emploi et doses maximales. Chacun porte un numéro E, qui doit apparaître sur l'étiquette avec sa fonction.

Un additif autorisé n'est pas nécessairement souhaitable ; un additif non autorisé est une infraction.

Une nuance utile

Le discours « sans excipient » est devenu un argument commercial. Il faut le prendre avec mesure : certains auxiliaires sont techniquement nécessaires, et un produit sans aucun antiagglomérant peut poser des problèmes d'homogénéité de remplissage — donc de dosage réel.

Le bon critère n'est pas l'absence absolue, mais la justification. Un antiagglomérant à faible dose a une raison d'être. Un colorant n'en a pas.

Sources

  • Règlement (UE) n° 1333/2008 — additifs alimentaires
  • Règlement (UE) n° 1169/2011 — étiquetage
  • EFSA — réévaluations des additifs alimentaires

Questions fréquentes

Questions fréquentes — Excipients

Il est autorisé et utilisé à des doses très faibles. Les alertes circulant en ligne s'appuient rarement sur des données solides à ces niveaux d'exposition.

C'est un indicateur parmi d'autres. Le dosage, l'origine et les analyses comptent davantage.

L'étiquetage doit indiquer la quantité de chaque substance à effet nutritionnel par portion. Si l'information manque, demandez-la.

Mis à jour le 20 juillet 2026